Les médias arabes divisés sur la réunion Trump-Netanyahu à Mar-a-Lago | Le Poste de Jérusalem

Jerusalem Post - 05/01
Les médias arabes ont offert des lectures très partagées de la rencontre Trump-Netanyahu, reflétant les lignes de fracture régionales sur Gaza, l’Iran, le rôle de la Turquie et la politique de puissance menée par les États-Unis.

Lorsque le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré le président américain Donald Trump à Mar-a-Lago le 29 décembre, la rencontre a été présentée à Washington et à Jérusalem comme une réaffirmation de l’alignement stratégique.

Cependant, dans le monde arabe, la réunion a déclenché une lecture beaucoup plus fragmentée et contestée, reflétant de profondes divisions régionales sur Gaza, l’Iran, le rôle croissant de la Turquie, l’avenir de la Syrie et le calcul politique derrière l’adhésion renouvelée du président Trump à Netanyahu.

De Doha à Riyad, du Caire à Istanbul, de Damas aux plateformes arabes basées à Londres, la couverture médiatique de la réunion n’a pas révélé une seule « réaction arabe », mais un spectre de récits façonnés par les intérêts nationaux, les alignements idéologiques et les inquiétudes quant à ce que le retour du président américain à une diplomatie hautement personnalisée et fondée sur des ultimatums pourrait signifier pour une région déjà instable.

Al Jazeera, basée au Qatar, a offert certains des cadrages les plus visibles et les plus critiques. Dans une tribune intitulée « La victoire de Netanyahu à Mar-a-Lago qui n’a pas eu lieu », publiée le 30 décembre, l’analyste Ori Goldberg a remis en question le récit israélien de la victoire, arguant que la réunion a révélé des contraintes plutôt qu’apporté des garanties, en particulier sur la gouvernance de Gaza et le rôle de la Turquie en Syrie.

Le ton était sceptique, mettant l’accent sur les coûts et les compromis plutôt que sur le triomphe.

Des membres du Hamas assistent aux funérailles de Marwan Issa, un haut commandant militaire adjoint du Hamas qui a été tué lors d'une frappe aérienne israélienne pendant le conflit entre Israël et le Hamas, dans le centre de la bande de Gaza, le 7 février 2025. (crédit : Ramadan Abed/Reuters)

Parallèlement, la couverture médiatique d’Al Jazeera s’est concentrée sur les menaces de Trump envers le Hamas et l’Iran et sur son désir déclaré de passer à une « deuxième phase » à Gaza, qualifiant la réunion de lourde de rhétorique, avec une mise en œuvre encore floue.

En revanche, Al Arabiya English, reflétant une posture éditoriale plus orientée vers le Golfe, a adopté un ton largement journalistique. Sa couverture mettait l’accent sur l’avertissement du commandant en chef américain selon lequel il soutiendrait une action militaire contre l’Iran si Téhéran continuait à développer des capacités nucléaires ou balistiques, sur la discussion sur la « prochaine phase » de Gaza et sur l’annonce qu’il recevrait la plus haute distinction civile d’Is...
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